Luna intensifie la pression pour la déclassification

Quelques jours après l’annonce du président Trump ordonnant la divulgation des fichiers gouvernementaux sur les OVNI et la vie extraterrestre, la représentante républicaine Anna Paulina Luna passe à l’action. Elle préside le groupe de travail sur la déclassification des secrets fédéraux.

Cette semaine, Luna pousse activement le FBI et le département de la Défense pour obtenir la déclassification des séquences vidéo d’OVNI. Son groupe de travail s’assure que l’ordre de publication de Trump soit effectivement suivi.

Elle avait déjà accusé le Pentagone et la communauté du renseignement d’un « manque de transparence », affirmant que le groupe de travail « s’est vu refuser l’accès aux vidéos et fichiers liés aux incidents UAP ».

Sources : Pravda USA, Al Jazeera

Christopher Mellon : « L’impact dépendra du suivi »

Christopher Mellon, ancien sous-secrétaire adjoint à la défense pour le renseignement et président du conseil d’administration de la Disclosure Foundation, réagit avec un optimisme prudent.

« Ce pourrait être un moment décisif, mais l’impact dépendra du suivi », a-t-il déclaré. Traduction : l’annonce seule ne garantit pas la transparence.

Pour lui, le vrai test sera de voir si les agences identifient réellement les dossiers qu’elles possèdent, les préservent, puis publient les informations correctement — plutôt que de recourir par défaut à une sur-classification ou à des retards procéduraux.

Mellon note aussi que « la directive du président devrait exercer une pression constructive sur chaque entité concernée — y compris l’AARO — pour qu’elle participe de manière plus cohérente et respecte les obligations de reporting statutaires ».

Sources : DefenseScoop, DEFCROS News

Aucun calendrier officiel établi

À ce jour, aucun texte d’ordre exécutif ni calendrier formel de déclassification n’a été rendu public. Les agences devront procéder aux examens standard de sécurité nationale avant que tout document ne soit rendu public.

Le processus de sélection, d’examen, de déclassification et de publication éventuelle pourrait prendre des semaines, des mois, voire des années selon les experts.

Le porte-parole en chef du Pentagone, Sean Parnell, a déclaré que le département « a hâte de travailler avec l’interagence pour répondre à la directive du président ».

Sources : PBS News, NPR

L’AARO toujours en retard sur ses obligations

L’All-domain Anomaly Resolution Office (AARO) n’a toujours pas rempli ses obligations statutaires. L’agence n’a pas encore publié :

  • Le second volume du rapport mandaté par le Congrès sur l’implication gouvernementale avec les UAP
  • Le rapport annuel 2025 requis par la loi

Autre point important : le NDAA 2026 (loi budgétaire de la Défense) a ajouté de nouvelles exigences. Notamment des briefings au Congrès sur le « nombre, l’emplacement et la nature » de toutes les interceptions d’UAP effectuées par NORTHCOM et NORAD.

Sources : MeriTalk, DefenseScoop

Que contiennent déjà les archives déclassifiées ?

Selon un rapport du Pentagone de 2024, sur 485 signalements de phénomènes non identifiés, 118 cas ont été identifiés comme des « objets prosaïques tels que divers types de ballons, oiseaux et systèmes aériens sans pilote ». Le rapport a souligné que « l’AARO n’a découvert aucune preuve d’êtres, d’activités ou de technologies extraterrestres ».

Détail à connaître : l’AARO indique dans sa mise à jour de 2024 qu’il reçoit désormais entre 50 et 100 rapports d’UAP par mois.

Sources : Axios, CBS News