On revient sur une séquence passée sous les radars médiatiques le mois dernier, coincée entre la conférence Grusch à Washington et le “Disclosure Forum” de fin juin. Pendant que tous les regards étaient braqués sur les États-Unis, la Belgique a eu sa propre petite série d’observations. Et elle mérite qu’on s’y arrête.

Quatre soirs, quatre villes, la même sphère

Entre le 5 et le 8 juin 2026, la plateforme belge de recueil de témoignages COBEPS (Comité Belge d’Étude des Phénomènes Spatiaux, l’équivalent belge du GEIPAN français) a reçu quatre signalements décrivant exactement la même chose : une sphère blanche stationnaire, observée en soirée dans un couloir géographique qui va de Liège jusqu’à Andenne, en suivant grosso modo la vallée de la Meuse.

Voilà la chronologie précise :

DateLieuHeure (CEST)Ce qu’on a vu
5 juinVallée Liège-Huy22h15-22h45Sphère blanche stationnaire, puis accélération horizontale rapide, sans changement d’altitude apparent
6 juinNamur22h40Sphère blanche stationnaire
7 juinCharleroi23h15Sphère blanche stationnaire
8 juinAndenne22h25Sphère blanche stationnaire

Tu vois le motif : même morphologie à chaque fois, créneau horaire très resserré (22h-23h), et une progression géographique du nord-est vers le sud-ouest. En clair, soit c’est le même objet qui se déplace tranquillement, soit c’est une coïncidence… sur quatre soirées d’affilée.

Ce que ce n’est PAS

Attention au raccourci facile. La grande vague belge historique, celle de 1989-1991, c’était des triangles noirs équipés de trois projecteurs et d’une lumière rouge centrale — pas des sphères. Des milliers de témoignages à l’époque, des F-16 en interception, un dossier officiel de la Composante Air belge : un vrai dossier lourd (voir le rappel Wikipédia sur la vague belge).

Ici, on est sur autre chose. Morphologie différente, volume de signalements sans commune mesure, couverture médiatique quasi nulle. Reste une question qui mérite d’être posée : pourquoi encore la Belgique ? Pourquoi encore la vallée de la Meuse ?

Le silence de la Défense belge

Détail à connaître : la Composante Air de la Défense belge n’a fait aucune déclaration. Zéro communiqué. Pas de démenti, pas de confirmation, pas même un “on regarde le dossier”. Rien.

Même son de cloche du côté de la police locale et du ministère : silence radio. On est loin de la transparence dont la Belgique s’était fait une fierté dans les années 90, quand le général De Brouwer avait publié un dossier détaillé sur les interceptions F-16.

Autre point important : aucune trace radar. En 1990, ce qui avait fait la crédibilité de la vague, c’était justement le couplage témoignages + traces radar. Ici, on n’a que les yeux des témoins.

Pourquoi c’est intéressant quand même

Trois raisons de garder ce dossier à l’œil :

  1. La convergence morphologique : quatre témoins qui ne se connaissent pas, sur quatre jours différents, décrivent la même forme au même moment. Statistiquement, ça mérite attention.
  2. Le silence institutionnel : dans un contexte 2026 où les Américains publient à tour de bras via PURSUE, le mutisme belge tranche nettement.
  3. La continuité historique : la même région géographique (vallée de la Meuse) qui refait parler d’elle 35 ans après. Hasard ou motif de fond ? À suivre.

Pour aller plus loin, tu peux consulter directement le site du COBEPS où les témoignages continuent d’être agrégés au fil de l’eau.

Et si tu as vu quelque chose ces soirs-là dans le secteur, c’est le moment de leur écrire.


Sources :