La Belgique a un passé chargé en la matière : la fameuse « vague belge » de 1989-1990 reste, encore aujourd’hui, l’un des dossiers OVNI les plus documentés au monde. Cet été 2026, sans atteindre cette ampleur, le pays enregistre un flux régulier de signalements — de quoi rappeler que le sujet n’a jamais vraiment quitté le ciel belge.
Un point de signalement citoyen, pas une agence d’État
Contrairement à la France et son GEIPAN (le Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, organisme public rattaché au CNES), la Belgique n’a pas d’équivalent officiel. Le rôle est tenu par des structures citoyennes, au premier rang desquelles ufomeldpunt.be, le point de signalement belge, en lien avec l’association COBEPS. Concrètement : n’importe quel témoin peut y déposer un compte-rendu, avec date, heure, lieu et description. Aucune enquête de terrain systématique derrière — c’est avant tout un thermomètre de l’activité signalée, pas un organisme d’expertise comme le CENAP allemand ou le GEIPAN français.
Et ce thermomètre, en 2026, affiche 161 signalements depuis le 1er janvier.
Ce que racontent les témoins de cet été
Depuis la mi-août, plusieurs cas se distinguent par leur description précise :
- 12-13 août, à Maasmechelen et Hamme : un point lumineux aux « mouvements inhabituels » d’un côté, un objet blanc brillant resté visible longuement de l’autre.
- 14 août, à Vorselaar : un triangle isocèle avec trois lumières blanches et jaunes — la forme la plus classiquement rapportée dans ce type de témoignage.
- 19 août, à Oostduinkerke, sur la côte : un objet sombre et totalement silencieux, qui a fini par disparaître en direction de la mer.
Aucun de ces cas n’a fait l’objet d’une enquête approfondie publiée à ce jour. Et c’est important de le rappeler : un signalement n’est pas une preuve. La plupart des observations de ce type finissent, une fois recoupées, par trouver une explication banale — drone de loisir, essaim de satellites Starlink, ballon-sonde ou simple avion vu sous un angle trompeur, comme le montrent régulièrement les enquêtes du CENAP côté allemand.
Le souvenir encore frais de la vague de la Meuse
Ces témoignages d’août arrivent un mois et demi après la vague observée en juin le long de la Meuse, dont on avait détaillé les circonstances ici. Rien n’indique un lien entre les deux épisodes — la géographie et les descriptions diffèrent nettement — mais la coïncidence calendaire alimente forcément les discussions sur les forums belges spécialisés.
À retenir
La Belgique n’a pas de service d’État pour trancher ces cas, contrairement à ses voisins français et, dans une moindre mesure, allemand. Ce vide institutionnel n’empêche pas les citoyens de continuer à regarder le ciel — et à en rendre compte. Reste que sans enquête méthodique digne du GEIPAN, ces signalements resteront ce qu’ils sont : des indices bruts, intéressants, mais non expliqués.
