Tôt le matin du 23 septembre 2026, des habitants de Dujiangyan, une ville qui dépend administrativement de Chengdu, dans le sud-ouest de la Chine, ont vu un objet blanc et semi-transparent rester parfaitement immobile au-dessus de leurs têtes pendant un long moment. Les vidéos ont vite circulé sur les réseaux sociaux chinois. Le service météorologique local a exclu la piste du ballon sonde. À ce jour, personne n’a fourni d’explication définitive.

Un « dirigeable » qui ne bouge pas

Plusieurs habitants de Dujiangyan ont filmé, ce matin-là, un objet allongé de forme elliptique, à la surface blanche et légèrement translucide sous le soleil. Sa silhouette a été comparée par les témoins à celle d’un dirigeable, voire d’un sous-marin suspendu dans le ciel. Le détail qui a le plus marqué les observateurs : l’objet est resté en suspension à un point fixe pendant une durée prolongée, sans dérive apparente, un comportement qui ne correspond ni à un avion, ni à un drone classique, ni à un ballon météo emporté par le vent.

Les images, largement relayées sur les réseaux sociaux chinois puis reprises par plusieurs médias, ne permettent pas d’estimer précisément l’altitude ni la taille réelle de l’objet.

La météo écarte le ballon sonde

Interrogé sur cette observation, l’observatoire météorologique de Chengdu a coupé court à l’hypothèse la plus évidente : celle d’un ballon-sonde, ces ballons gonflés à l’hélium que les services météo lâchent régulièrement pour mesurer température, pression et vent en altitude. Selon l’observatoire, les lâchers de ballons-sondes dans la région de Chengdu sont centralisés à l’observatoire national de Wenjiang, et aucune opération de ce type n’était prévue à Dujiangyan ce jour-là. En clair, l’explication la plus banale ne tient pas.

Les pistes avancées, aucune confirmée

En l’absence de communiqué officiel tranchant la question, plusieurs hypothèses circulent :

  • Un dirigeable stratosphérique maintenu en altitude par câble ou par simple flottabilité, utilisé à des fins de surveillance ou de recherche.
  • Une plateforme aérienne de captage d’énergie éolienne, sur le modèle du système chinois S4000, qui utilise de l’hélium pour hisser des générateurs jusqu’à 4 000 mètres d’altitude afin d’exploiter les vents de haute altitude.
  • Un simple cerf-volant publicitaire de grande taille, équipé d’un revêtement réfléchissant.

Aucune de ces pistes n’a été confirmée par une autorité chinoise. L’objet reste donc, à l’heure actuelle, non identifié au sens strict : on ignore qui l’a mis en l’air, dans quel but, et avec quelle technologie exacte.

À retenir

Ce genre d’épisode illustre bien la difficulté à trancher rapidement ce type de dossier : la Chine dispose d’un programme actif de plateformes aérostatiques à usage civil et militaire (dirigeables de surveillance, ballons stratosphériques, plateformes énergétiques expérimentales), ce qui rend les explications terre-à-terre tout à fait plausibles. Mais tant qu’aucune administration ne revendique l’objet, le dossier reste ouvert — ni confirmé comme anomalie, ni définitivement expliqué.

Sources